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A mon amie Paule - Sylvie Roussel
25 mars 2011 - Cimetière du Père Lachaise - Enterrement de Paule Dalipagic
La lune : Elle était rousse et métamorphosée, la nuit où tu t’es envolée
Elle était ronde et pleine comme toute l’histoire de ta vie.
Elle était orange, orange comme les grandes tartines de confiture que tu m’offrais quand j’avais 10 ans.
Elle était brillante comme les conseils et les intelligences que tu aimais tant prodiguer à ceux qui étaient proches, comme à ceux et celles que tu croisais tous les jours , lors de tes ballades à pied ou à vélo , comme à tes élèves.
Elle, c’était toi, cette jeune fille rieuse , coquine aussi qui décidait , toute seule, de prendre la route pour tous les chants du possible , pour découvrir Rome à 15 ans
Oui, c’était toi, ma Paule, déguisée en aurore boréale, amoureuse des livres, bien avant ta belle rencontre avec Gemo
GEMO, lui, qui tel un oiseau migrateur s’est posé à St Maur, cette ville qui a vu naitre, grandir tes chers enfants Michel, Alain, Cathy et la constellation des petits enfants et arriere petits enfants
Et puis écrire, écrire , toujours écrire avec les mots dits maux pour transmettre, transmettre l’amour , la vraie vie, la simplicité, l’esprit «tribu»
Vous les dalipagic, vous formez une tribu. Avec toute la force et les fragilités d’une tribu
L’invincibilité , oui, c’est bien cela que tu as su nous offrir.
L’amour et la mort peuvent s’imprimer dans la même seconde . Juste avant l’envol
Ce matin, j’aime la liberté des oiseaux oranges et cendrés.
Ciao Paule